Castor ou moineau ?…les résultats de l’étude Nutrinet sur le grignotage…

Les résultats préliminaires de l’étude NUTRINET sont disponibles et il en ressort que GRI-GNO-TA-GE en est le maitre mot…

NutriNet ?

L’étude Nutrinet-Santé a été mise en place pour mieux comprendre les liens entre la nutrition et la santé, les facteurs qui déterminent les choix alimentaires et l’état nutritionnel de la population. C’est la « future base de donnée géante sur la nutrition et la santé de la population vivant en France » : Objectif de recrutement : 500 000 internautes en 5 ans. Dans ce type d’étude qui est déclarative, je me demande toujours si les internautes n’ont pas tendance à sous estimer leur consommation…

Les premiers résultats: 61 % de la population grignote

« L’étude n’était pas orientée sur le grignotage », souligne le Pr Hercberg (coordinateur de l’étude), c’est pourtant LE sujet des rapports préliminaires. Qu’est ce que l’étude entend par grignotage? Toute prise alimentaire (aliments et/ou boissons caloriques) entre les 3 repas principaux de la journée (petit-déjeuner, déjeuner, dîner). .

Si vous faites une collation dans l’après-midi, pas de chance, c’est un grignotage ! Effectivement, en général trois repas principaux dans la journée suffisent aux besoins de l’adulte.

 

Il y a grignotage et grignotage…

Premier point : peut-on considérer le grignotage comme néfaste si l’aliment concerné est un fruit ou un yaourt ?…et qu’il permet de diminuer les apports du repas du soir par exemple.

Second point : pour ma part par exemple, certains midis, je me sens rassasiée avec mon plat et mon produit laitier, donc je garde mon dessert pour l’après-midi. Est ce que pour autant, je dois être considérée comme une grignoteuse ?

Les constats de l’étude sont tels que l’apport calorique quotidien total est plus élevé (de 181 Kcal) chez les grignoteurs.

Donc a priori, il n’y est pas question de déplacement de certains aliments pour en faire une collation comme dans mon cas… Mais bel et bien d’apports supplémentaires portant « essentiellement sur des produits gras et sucrés et des boissons sucrées ou alcoolisées », souligne le Pr Hercberg.
Deux conséquences défavorables en découlent: la première sur le type d’aliments consommés et la seconde sur la qualité de l’équilibre nutritionnel.

A priori, les femmes apprécient surtout les produits gras et sucrés (gâteaux, viennoiseries…), alors que pour les hommes, ce sont surtout les boissons alcoolisées (21,2%) ou sucrées (10,3%) qui sont plébiscitées.

Les résultats d’une étude menée par l’INRA de Grenoble répartissent le grignotage sur l’ensemble des typologies de produits (voir ci-dessus) ; cette étude excluait les boissons…on se demande pourquoi.

Source : INRA-2007.

Quel grignoteur êtes vous ?

IPSOS nous dresse un portrait des différents types de grignoteurs :

Les Autruches : Complexées (25% des français)
Très présentes chez les femmes, les « autruches » sont soucieuses de leur ligne, attentives à une alimentation équilibrée, et prennent le temps de manger. Elles ont un rapport complexe à l’alimentation. Quand elles mangent en dehors des repas, les scrupules les assaillent. Grignoter, la plupart du temps, elles évitent. Mais leur péché c’est hélas la gourmandise et elles succombent… pour, quelques secondes plus tard, foncer vers la balance et décider que cette fois ci c’est fini, demain : régime !!!

Les Castors : Hyper-actifs (20%)
Les castors sont particulièrement présents dans la population féminine, souvent autour de la trentaine. Leur alimentation cherche son équilibre entre les repas d’affaires, les sandwiches commandés en urgence, la barre de céréales engloutie pour tenir le choc. Les castors sont sur la brèche, mangent sur le pouce, sautent des repas, ne varient guère leur alimentation et sont stressés. Résultats ils grignotent pour se calmer et par gourmandise à la fois.

Les Chats : Réfractaires (17%)
Rebelles à toute alimentation composée d’expédients. Ils sont difficiles et ne mangent pas n’importe quoi. S’alimentent à heure fixe, grignotent rarement. Retraités pour la plupart, ils aiment préparer des petits plats, plébiscitent la nourriture authentique et recherchent le plaisir partagé d’un repas pris en commun.

Les Lions : Voraces et épicuriens (14%)
Leur péché capital : la gourmandise. Ils mangent par plaisir. Ils ont grand appétit, aucune culpabilité à l’égard des aliments. Ils savourent les nourritures terrestres comme la vie ; décomplexés à l’égard de  leur ligne. Ils mangent à n’importe quelle heure, grignotent mais pas au détriment des repas traditionnels.

Les Gloutons : Déstructurés (14%)
Ils sont souvent jeunes et ont une alimentation atypique et déstructurée. Vissés devant leur télévision ou leur ordinateur, ils mangent n’importe quoi, n’importe quand. Ils surconsomment des produits sucrés. Ils ne mangent pas, ils avalent, pour tenir le coup ou par plaisir.

Les Moineaux : Petit appétit, petites faims (11%)
Ils approchent la plupart de la retraite, sont des petits grignoteurs. Ils ne sont préoccupés ni par leur poids ni par leur ligne mais ne sont pas gourmands non plus. La nourriture c’est tout simplement pas leur truc.
Moi, je serais plutôt castor et vous ?

 

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